Washington sanctionne le ministre cubain des Forces armées et un réseau d’approvisionnement en armes
Le président cubain Miguel Díaz-Canel (à droite), le colonel Raúl Guillermo Rodríguez Castro (au centre), petit-fils de l’ancien président Raúl Castro, et le ministre des Forces armées, le général Álvaro López Miera, assistent aux funérailles des 32 soldats cubains tués lors de l’incursion américaine au Venezuela, au cimetière Colón à La Havane, le 16 janvier 2026. ©ADALBERTO ROQUE / AFP

Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions visant le ministre des Forces armées cubaines, le général Alvaro Lopez Miera, ainsi qu’un réseau d’approvisionnement en armes, dans le cadre des pressions exercées par Washington contre La Havane, accusée de «soutenir le terrorisme» dans le monde.

«Ces mesures visent des entités publiques, des entreprises militaires et des responsables du ministère des Forces armées révolutionnaires (MINFAR) impliqués dans la coopération militaire avec l’étranger et l’acquisition d’équipements militaires destinés au régime cubain», a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio dans un communiqué.

Parmi les autres personnes visées par ces sanctions figurent le chef d’état-major des forces armées cubaines, les responsables des services des relations extérieures et des affaires économiques de l’armée, ainsi que ses attachés militaires en Chine et en Russie.

Les entités visées sont soupçonnées d’aider Cuba à se procurer des armes auprès de pays considérés comme des adversaires des États-Unis, notamment la Chine et la Russie, selon le département d’État.

Ces sanctions font suite au rapport du département d’État publié le 20 juillet accusant Cuba d’«utiliser son appareil militaire et ses services de renseignement pour espionner les États-Unis, apporter un soutien matériel à des radicaux violents et à des groupes terroristes, ... tout en servant de base arrière à d’autres adversaires des États-Unis, tels que la Russie, la Chine et l’Iran, pour mener des opérations contre les États-Unis».

Les relations entre les États-Unis et Cuba, soumis à un embargo depuis 1962, se sont considérablement tendues depuis le début de l’année, notamment depuis que les États-Unis ont renversé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro.

Les États-Unis ont imposé un blocus pétrolier de facto à l’île, édicté de nouvelles sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains, et inculpé l’ex-président Raul Castro, le frère du défunt dirigeant historique Fidel Castro, dans une affaire remontant à 1996.

Washington livre dans le même temps une bataille idéologique dont Marco Rubio se fait le porte-parole, fustigeant le communisme et le soutien présumé de La Havane à des mouvements extrémistes de gauche, y compris aux États-Unis.

AFP

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