Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a été invité à se rendre à Ryad, a annoncé son cabinet vendredi, sa précédente visite ayant été annulée après des frappes américano-saoudiennes meurtrières contre des groupes pro-iraniens accusés d'attaques dans la région.
Le dirigeant devait initialement se rendre dans la capitale saoudienne fin juillet, mais le 29, des bombardements menés par Washington et Ryad ont tué 20 combattants.
Le chef du renseignement saoudien Khalid ben Ali al-Humaidan est venu à Bagdad pour rencontrer le Premier ministre et lui «transmettre un message du pouvoir saoudien renouvelant son invitation», selon le service de presse de M. Zaïdi.
Les frappes américano-saoudiennes sont intervenues après que Ryad a intercepté des drones visant des installations pétrolières dans le royaume, accusant des groupes «liés à l'Iran» de les avoir lancés depuis l'Irak.
La Résistance islamique en Irak, une puissante alliance armée pro-Iran, avait alors nié avoir attaqué l'Arabie saoudite et averti que sa réponse aux attaques serait «inévitable».
Mais elle a annoncé vendredi avoir décidé de «retarder la riposte qui était prévue pour aujourd'hui», après un appel du chef de l'organisation Badr, autre groupe armé proche de Téhéran et parti politique.
Dans ce contexte tendu, les autorités irakiennes ont annoncé jeudi un renforcement des mesures de sécurité le long des frontières et à travers le pays, selon deux sources sécuritaires.
Bagdad est sous pression croissante des États-Unis pour désarmer les groupes pro-iraniens, qui ont attaqué des installations américaines en Irak et dans toute la région pendant la guerre, en soutien à Téhéran.
Ali al-Zaïdi, arrivé au pouvoir au printemps avec l'aval de Washington, a donné à ces factions jusqu'au 30 septembre pour rendre leurs armes, mais se heurte à la résistance de certaines d'entre elles.
Bagdad a fait savoir à plusieurs reprises qu'il refusait que des attaques vers les pays voisins soient lancées depuis son territoire.
L'Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux principaux alliés, eux-mêmes ennemis.
AFP



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