Oman prend des mesures pour contenir une marée noire près de ses côtes
Cette image satellite, obtenue le 4 août 2026 à partir de données Copernicus Sentinel 2026 et prise le 2 août, montre une nappe compatible avec une fuite de pétrole provenant d’un navire échoué depuis plus d’un mois près de l’île de Qibliyyah, au large de la côte sud d’Oman, en mer d’Arabie. ©Copernicus Sentinel Data 2026 / AFP

Le sultanat d'Oman a dit lundi œuvrer à contenir une marée noire au large de ses côtes, après qu'un pétrolier s'est échoué il y a près d'un mois dans une réserve naturelle maritime protégée.

Cette annonce fait suite à une récente enquête de l'AFP, basée sur des observations satellite et des rapports d'ONG montrant qu'une nappe de pétrole de 600 kilomètres carrés, soit plus de cinq fois Paris intra-muros, menaçait l'archipel d'al-Hallaniyat, trésor de biodiversité en mer d'Arabie.

Greenpeace et l'ONG néerlandaise PAX avaient alors mis en garde contre une catastrophe environnementale régionale imminente et appelé à une intervention urgente.

L'autorité environnementale d'Oman a conclu de son côté que 390 kilomètres carrés avaient été touchés, selon les dernières données dont elle dispose.

Elle a reconnu qu'une intervention rapide était nécessaire pour protéger la biodiversité de la région, notamment «les récifs coralliens, les zones de nidification des tortues, les habitats marins et les zones côtières d'importance écologique».

D'après un responsable du ministère des Transports, cité par l'agence de presse officielle, les autorités ont mis en place une surveillance aérienne et déployé des plongeurs dans la zone.

Elles travaillent à un plan visant à transférer la cargaison de pétrole du navire «afin de réduire les risques, d'assurer la sécurité de la navigation et de protéger l'environnement marin», a précisé ce responsable.

Le sultanat n'a pas encore identifié la cause de l'incident.

Le pétrolier Caroline Bezengi, sous sanctions britanniques, est soupçonné de faire partie de la «flotte fantôme» russe.

Il a été endommagé par trois explosions à l'origine incertaine le 6 juin, a indiqué à l'AFP la société de sécurité maritime Vanguard, provoquant des voies d'eau et immobilisant le navire.

Plusieurs experts mettent régulièrement en garde contre le risque de marée noire que pose la «flotte fantôme» russe, composée de bateaux souvent vétustes, que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales imposées depuis la guerre en Ukraine et exporter un or noir essentiel à l'économie du pays.

AFP

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