Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les États-Unis allaient réclamer des «compensations» pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.
Le président américain a assuré que cette demande serait faite «fermement» dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.
L'Iran «demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire», a écrit Donald Trump, «bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions».
«Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés» dans des attaques et «conflits», dont «les familles de ceux tués sur l'USS Cole», un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.
Donald Trump a ajouté que «des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces cinquante dernières années, sans même parler des 52 000 tués ces cinq derniers mois».
Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu «responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza».
Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de «toutes» ses conditions.
Téhéran juge que les États-Unis doivent «mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression» contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, «indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés» par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer «sans condition» les avoirs iraniens gelés.
Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'«observer» les difficultés économiques de l'Iran.
AFP