La Syrie condamne la reconnaissance par la Colombie de l'annexion israélienne du Golan
Un mémorial représentant une menorah juive et un pygargue à tête blanche américain, en hommage au président américain Donald Trump, est installé à l’entrée du moshav Ramat Trump, sur le plateau du Golan annexé par Israël, le 19 juin 2026. ©Jalaa Marey / AFP

La Syrie a fustigé mardi la décision du nouveau gouvernement colombien, de droite dure, de reconnaître l'annexion du plateau du Golan par Israël, qui s'est emparé de la majeure partie de ce territoire en 1967 au détriment de Damas.

Le pays «exprime son rejet catégorique et sa condamnation de cette position et réaffirme que le Golan fait partie intégrante de son territoire», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié au lendemain de l'annonce de Bogota.

Israël s'est emparé de la majeure partie de cette région durant la guerre israélo-arabe de 1967, avant d'annexer en 1981 les zones sous son contrôle.

Les Etats-Unis étaient jusqu'à maintenant les seuls à avoir reconnu cette annexion.

Le nouveau président colombien Abelardo de la Espriella avait promis pendant sa campagne un renforcement des liens avec Israël et les Etats-Unis, comptant sur leur soutien dans sa lutte contre les groupes armés actifs dans son pays.

«Le gouvernement de Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur ce territoire, de même que le droit de cet Etat à se protéger des menaces extérieures», a écrit lundi le ministère des Affaires étrangères colombien sur X.

La Syrie a qualifié cette annonce de «violation flagrante de la Charte des Nations unies», d'une résolution du Conseil de sécurité et de récentes déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Lors d'une visite à Damas le mois dernier, il avait jugé «les violations de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Syrie inacceptables». «J'aimerais rappeler à la communauté internationale que le plateau du Golan est un territoire syrien», avait-il insisté.

Le précédent président colombien, Gustavo Petro, classé à gauche, avait lui vivement critiqué l'offensive d'Israël à Gaza, rompu les liens diplomatiques avec le pays et mis fin aux importations d'armes israéliennes en Colombie.

Après la chute de Bachar al-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste, Israël a envoyé des troupes dans la zone tampon contrôlée par les Nations unies sur le plateau du Golan, à la lisière de la partie annexée par l'Etat hébreu.

Son armée a aussi mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire