Des zones en Europe habitées par au moins 92 millions de personnes, notamment en France, Italie et Espagne, devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée mercredi, selon les calculs de l'AFP.
Au total, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour plus de la moitié des habitants d'Europe (hors Turquie), soit quelque 300 millions de personnes. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l'ONG autrichienne Klimadashboard.
Continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle de la planète, l'Europe affronte en ce mois d'août une nouvelle vague de chaleur.
Mercredi, les plus fortes chaleurs sont prévues en Europe de l'Ouest et du Sud. Le thermomètre devrait grimper au-delà des 35°C dans des régions habitées par 30 millions de personnes en France. Elles devraient épargner les zones montagneuses et le nord-est du pays.
En Italie, ces niveaux de chaleur sont prévus pour 29 millions d'habitants, et 21 millions en Espagne. La vague s'étend également vers les Balkans, notamment en Grèce et sur la côte adriatique (Albanie, Croatie…).
Plus au nord, le Royaume-Uni devrait voir les températures monter au-delà de 30°C pour 43 millions d'habitants. Le pays est en passe d'enregistrer son été le plus chaud, a indiqué mardi l'agence météorologique nationale, le Met Office.
Pour établir ces chiffres, l'AFP a utilisé une méthode proche de celle de Klimadashboard en croisant le modèle de prévisions météorologiques du Deutscher Wetterdienst (DWD), le service météorologique allemand, calculé à 03H00 GMT avec la densité de population. Les habitants d'une zone sont comptabilisés si le modèle prévoit, à un moment de la journée vendredi, des températures supérieures à 30 ou 35°C à cet endroit.
Le modèle ayant une précision d'environ 6,5 km, il ne peut complètement refléter les îlots de chaleur urbains, a indiqué David Jablonski de l'ONG Klimadashboard à l'AFP. Ainsi, l'analyse «sous-estime probablement le nombre de personnes touchées dans les zones urbaines denses», précise-t-elle sur son site «European Heat Tracker».
AFP



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