Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a appelé mercredi la Russie à lever l'interdiction faite au seul parti antiguerre, Iabloko, de participer aux élections législatives de septembre.
La Cour suprême russe a interdit lundi à ce parti, Iabloko, de concourir à ce scrutin, privant les électeurs opposés au conflit en Ukraine, qui dure depuis quatre ans et demi, de la possibilité de demander à y mettre fin via leur bulletin de vote.
Cette juridiction a ainsi fait droit à la requête d'une formation nationaliste favorable au Kremlin qui avait déposé un recours contre le feu vert donné par la Commission électorale centrale.
«Nous sommes profondément préoccupés par l'exclusion de Iabloko, l'un des plus anciens partis politiques russes, des élections législatives de septembre», a indiqué le Haut-Commissariat sur X.
«Nous appelons les autorités à lever cette interdiction», a-t-il ajouté.
La plupart des opposants au président Vladimir Poutine sont emprisonnés, en exil ou morts, et Iabloko est le seul parti libéral encore en activité en Russie.
Cette formation avait reçu, dans la perspective des prochaines législatives, le soutien de plusieurs personnalités de l'opposition vivant désormais à l'étranger, dont Ioulia Navalnaïa, la veuve de l'opposant Alexeï Navalny qui s'est éteint en 2024 en prison, tous deux classés dans la catégorie des «extrémistes» en Russie.
Un sondage réalisé plus tôt cette année créditait cependant Iabloko de seulement 3% des intentions de vote, un score inférieur au seuil de 5% nécessaire pour entrer à la Douma.
AFP



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