Des avions de l'Otan abattent un drone dans l'espace aérien letton
Une photographie prise le 27 avril 2026 montre des avions de chasse Rafale stationnés sur le pont du porte-avions français Charles de Gaulle lors de l’exercice militaire de l’Otan Neptune Strike 26-2, au large de l’île grecque de Crète. ©Angelos Tzortzinis / AFP

Le ministère de la Défense de la Lettonie a confirmé vendredi que des avions de chasse de l'Otan avaient abattu un drone dans l'espace aérien de l'est du pays, après une première annonce de son armée.

«Les avions de chasse (de l'Otan, NDLR) ont réussi à abattre un appareil étranger sans pilote qui était entré en Lettonie», a écrit le ministère sur X.

L'alliance atlantique a dans la foulée précisé qu'un avion de combat italien, opérant sous commandement de l'Otan, avait abattu le drone -- dont elle n'a pas spécifié l'origine.

«Une enquête est en cours et l'Otan est en contact étroit avec les autorités lettones», a indiqué une porte-parole, Allison Hart.

En juin déjà, des Rafale français de l'Otan stationnés dans les pays baltes avaient abattu un drone en Lettonie.

Les États baltes, frontaliers de la Russie, enregistrent un nombre croissant d'intrusions et de chutes de ce type d'appareil sur leurs territoires.

Les autorités de la région de Leningrad, dans le nord-ouest de la Russie, ont pour leur part indiqué vendredi matin avoir abattu plus de 50 drones ukrainiens au cours de la nuit, et qu'un incendie s'était déclaré dans le port russe d'Oust-Louga, qui donne sur le golfe de Finlande.

La Lettonie se trouve à mi-distance de l'Ukraine et de la région russe de Leningrad.

L'armée finlandaise a, elle, annoncé avoir émis vendredi dans la nuit une restriction temporaire de l'espace aérien et maritime dans la partie orientale du golfe de Finlande, sans en détailler la cause, dans un message sur X.

La semaine dernière, dans l'aéroport allemand de Leipzig, hub logistique clé pour l'Otan et l'acheminement de matériel militaire et civil vers l'Ukraine, un drone transportant un «engin explosif non identifié» avait été découvert, provoquant une interruption temporaire du trafic.

La Roumanie et la Pologne ont également subi des incursions répétées dans leurs espaces aériens.

Lors d'une réunion mercredi, les alliés de l'Otan ont réaffirmé «que la Russie portait l'entière responsabilité de ces violations de l'espace aérien, qui sont dangereuses et inacceptables».

AFP

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