Le feu qui a ravagé en quelques jours 1.700 hectares dans le sud-ouest de la France, sans victimes ni dégâts matériels, est «fixé» et quelque 250 habitants d'une petite commune vont pouvoir rentrer chez eux, a annoncé lundi la préfecture.
Cette nuit, «la situation a évolué de façon plutôt très favorable. (...) Le feu n'a pas progressé. (...) Néanmoins je le répète, feu fixé ne veut pas dire feu éteint. Donc il faut rester évidemment très vigilant», a affirmé à la presse la secrétaire générale de la préfecture, Stéphanie Monteuil.
«Le côté positif de ce feu fixé, c'est que cela va permettre le retour à domicile d'à peu près 250 habitants» de Luglon, bourg de 350 habitants d'où est parti jeudi l'incendie. Il est situé à une soixantaine de km au sud-est de Biscarrosse, commune des Landes théâtre d'un incendie qui a ravagé 3.700 hectares fin juillet.
Ce retour ce fera à partir de 10H00 (08H00 GMT).
«On va s'en sortir!», s'est félicité auprès de l'AFP Gérard Uriona, un habitant de Luglon qui retrouve le sourire après plusieurs jours à batailler bénévolement contre les reprises du feu.
La veille, une cinquantaine de personnes avaient déjà pu rentrer chez elles à Garein, au sud de Luglon, sur les 650 évacués au total.
«Il n'y a aucun bâtiment détruit, aucune maison détruite. Mais les paysages ont été évidemment impactés. (...) La vie ne sera forcément pas du tout la même aujourd'hui qu'elle a été il y a 5 jours», a souligné la représentante de l'État.
Environ 350 pompiers, contre 550 au pic de l'incendie, vont poursuivre lundi leur travail «pour progresser positivement par rapport à l'objectif, évidemment, d'avoir un feu éteint. Mais on n'y est pas du tout encore», a insisté Mme Monteuil.
Il s'agit du troisième incendie majeur cet été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement planté de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares).
En France, 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.
AFP



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