La justice syrienne a condamné mardi à mort pour «crimes de guerre et contre l'humanité» Wassim al-Assad, un cousin en détention de l'ex-président Bachar al-Assad, lui-même condamné à mort par contumace il y a une semaine.
Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré Wassim al-Assad coupable de meurtres, «d'homicides volontaires de plusieurs personnes, accompagnés d'actes de torture et de brutalité (...) qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre», ajoutant qu'«il était donc condamné à mort».
En avril, la Syrie a entamé les procès de Bachar al-Assad, qui a fui en Russie, et d'autres responsables pour les atrocités commises pendant la guerre civile déclenchée par la répression brutale de manifestations prodémocratie.
Wassim al-Assad est le premier membre de la famille Assad à avoir été jugé en personne, après avoir été arrêté en juin près de la frontière syro-libanaise.
La guerre a dévasté le pays de 2011 à 2024, faisant plus d'un demi-million de morts, des millions de déplacés et des dizaines de milliers de disparus.
Le tribunal a estimé que Wassim al-Assad avait formé deux groupes armés fidèles à l'ancien pouvoir, auteurs d'attaques meurtrières près de Damas.
Il l'a également notamment reconnu coupable d'incitation à la guerre civile.
D'autres accusations, pour trafic de drogue, ont été abandonnées, faute de preuves suffisantes.
Bien qu'il n'ait pas occupé de haute fonction, le Trésor américain avait sanctionné Wassim al-Assad en 2023, affirmant qu'il dirigeait une unité paramilitaire et était «une figure clé du réseau régional de trafic de drogue».
Sa condamnation peut faire l'objet d'un pourvoi devant la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire syrienne.
Les nouvelles autorités syriennes, qui ont chassé le précédent pouvoir en décembre 2024, se sont engagées à ce que les responsables des crimes commis sous le règne de M. Assad répondent de leurs actes.
Pendant la guerre civile, Wassim al-Assad s'était exhibé sur les réseaux aux côtés de voitures de luxe, apparaissant parfois en tenue militaire et armé.
Le 11 août, la justice avait condamné à mort par contumace Bachar al-Assad, pour «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité».
Six anciens responsables militaires et des forces de sécurité ont reçu la même peine, par contumace, dont Maher, le frère d'Assad, qui dirigeait la 4e division, une unité d'élite de l'armée.
Seul à comparaître, l'ancien chef de la sécurité de la province de Deraa, berceau du soulèvement de 2011, Atif Najib, a également été condamné à mort pour des crimes contre l'humanité.
Bachar al-Assad s'est enfui en Russie en décembre 2024, accompagné seulement d'une poignée de proches, abandonnant beaucoup de responsables, dont certains se seraient enfuis vers des pays voisins ou auraient trouvé refuge dans le fief syrien côtier de la minorité alaouite dont est issu le clan Assad.
AFP



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