Les houthis du Yémen disent avoir ciblé une raffinerie dans le sud de l'Arabie saoudite 
Cette photo prise le 24 novembre 2020 montre un silo endommagé sur le site pétrolier de Saudi Aramco, dans la ville de Djeddah, sur la mer Rouge, en Arabie saoudite. Les rebelles houthis du Yémen avaient lancé une attaque au missile contre le site le 23 novembre, provoquant une explosion et un incendie dans un réservoir de carburant, selon des responsables. ©Fayez Nureldine / AFP

Les houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont dit avoir lancé mardi une attaque de drones contre une raffinerie de pétrole dans le sud de l'Arabie saoudite, alors qu'ils intensifient leurs opérations contre Riyad, a rapporté un de leurs médias.

Les Houthis «ont ciblé la raffinerie d'Aramco», géant pétrolier saoudien à Jazan, sur la côte de la mer Rouge, «avec plusieurs drones» a indiqué l'agence de presse des Houthis, Saba, citant une source militaire, affirmant qu'il s'agissait d'une riposte à des «violations de l'espace aérien» au Yémen.

Les Houthis avaient déjà annoncé une frappe la semaine dernière contre cette raffinerie.

Le mois dernier, la trêve conclue en 2022 entre les Houthis et le gouvernement yéménite, soutenu par Riyad, a volé en éclats, nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les États-Unis et l'Iran.

Le conflit a été relancé après des frappes attribuées à Riyad contre l'aéroport de Sanaa, contrôlé par les Houthis, où l'Iran avait envoyé un avion transportant une délégation houthie sans solliciter d'autorisation du royaume, qui contrôle l'espace aérien yéménite.

Les Houthis ont depuis frappé à plusieurs reprises des infrastructures et des navires saoudiens, après avoir annoncé un blocus contre la flotte du royaume en mer Rouge, devenue un passage vital pour le transport d'hydrocarbures depuis que le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique, est verrouillé par l'Iran.

Sur le terrain yéménite, les Houthis avaient lancé le 6 août leurs offensives les plus meurtrières depuis des années, tuant 58 membres des forces gouvernementales, principalement dans la province de Marib, au centre du pays.

L'ONU s'est dit «profondément inquiet» après les frappes mardi.

«De telles attaques risquent d'entraîner davantage le Yémen dans la confrontation régionale plus large, au moment où la région est déjà soumise à une pression intense et où les échanges commerciaux et les flux énergétiques régionaux sont soumis à de fortes tensions», a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

La guerre, débutée en 2014 a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, dans une grave crise humanitaire.

AFP

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