Les cours du pétrole ont encore grimpé mercredi, la rupture des discussions entre les États-Unis et l'Iran faisant craindre une perturbation prolongée des flux pétroliers dans le Golfe.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, est resté perché au-dessus des 90 dollars le baril en clôture. Il a gagné 0,66% à 91,62 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, a progressé de 1,05% à 85,83 dollars.
«Les cours de l'or noir continuent d'être soutenus par l'incapacité des États-Unis et de l'Iran à trouver un accord sur la réouverture du détroit d'Ormuz», passage essentiel pour le commerce mondial d'hydrocarbures, commente auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment.
«Il est par ailleurs difficile de savoir exactement quelle quantité de pétrole est acheminée» via Ormuz, ajoute Andy Lipow, une incertitude qui tend à crisper le marché.
Si Donald Trump a assuré mardi que «le détroit d'Ormuz (était) ouvert et fonctionnel», Téhéran a de son côté assuré que son verrou sur ce passage maritime tenait toujours.
En parallèle, les tensions dans la région restent vives, les Émirats arabes unis ayant accusé mardi l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques, tombés en mer, qui visaient «la navigation maritime».
Même si les prix sont en hausse sur le marché pétrolier, il «contraste de plus en plus avec des conditions extraordinaires sur celui des produits raffinés, dont le diesel est l'exemple le plus flagrant», souligne Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
La différence entre le prix du baril de Brent et celui du diesel et du gazole a atteint des «niveaux records», souligne l'analyste.
«Les producteurs du Moyen-Orient ont été de grands exportateurs non seulement de brut, mais aussi de produits raffinés» et «les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes ont perturbé une autre source majeure d'approvisionnement mondial en diesel», explique M. Hansen.
AFP



Commentaires