Les cours du pétrole temporisent vendredi, après plusieurs séances de hausse, le marché cherchant l'équilibre entre l'affirmation par les États-Unis que des flux plus importants sortent du détroit d'Ormuz et celle de l'Iran qui dit maintenir le passage bloqué.
Vers 09H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 0,39% à 93,41 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,40% à 86,48 dollars.
«Le président Trump a fait évoluer sa stratégie vis-à-vis de l'Iran, passant d'une agressivité militaire à un lent étranglement économique», soulignent les analystes de DNB Carnegie.
«Tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes», a menacé jeudi sur X le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Les États-Unis devraient détailler lundi le dispositif prévu.
Les investisseurs estiment que cela augmente le risque d'un conflit prolongé avec une perturbation continue des flux pétroliers, ce qui a fait monter le Brent d'environ 10 dollars au cours des deux dernières semaines.
Néanmoins, les Etats-Unis ont répété avoir mis en place un corridor maritime entrant et sortant du détroit d'Ormuz pour transporter des millions de barils de pétrole par jour.
Selon un article publié mercredi par le média américain Axios et citant des responsables américains, environ 10 millions de barils de pétrole par jour parviennent au marché en provenance du détroit d'Ormuz. Un chiffre jugé surestimé par certains analystes.
Selon les analystes de DNB Carnegie, «à l'avenir, ce sera un bras de fer entre la capacité des États-Unis à faciliter l'écoulement du pétrole hors d'Ormuz et celle de l'Iran à perturber ce même flux».
Le cours du gaz européen continue de grimper. Le contrat à terme du TTF néerlandais prenait 1,77% à 66,45 euros le mégawattheure.
La situation des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Golfe est encore moins favorable que celle du pétrole.
Par ailleurs, «il devient de plus en plus probable que le gouvernement allemand instaurera des dispositifs de soutien pour accélérer les injections de gaz», alors que le pays risque de ne pas atteindre ses objectifs de stockage avant l'hiver, affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Cela pourrait pousser les prix encore plus haut, car cela veut dire qu'il «y aura un acheteur prêt à acheter du gaz quel que soit le prix», précise l'analyste.
AFP



Commentaires