La Syrie veut rejoindre le Partenariat international contre l'impunité d'utilisation des armes chimiques
Le président syrien Ahmed al-Chareh (à droite) serre la main du président français Emmanuel Macron à l'issue d'une conférence de presse conjointe à Damas le 7 juillet 2026. ©LUDOVIC MARIN/POOL/AFP

La Syrie a indiqué vendredi avoir demandé à rejoindre le Partenariat international contre l'impunité d'utilisation des armes chimiques (PICIAC), à l'occasion de l'anniversaire de l'attaque chimique de 2013 contre une banlieue de la capitale, Damas.

Dans une déclaration conjointe avec la France, la Syrie a annoncé sa candidature pour rejoindre ce partenariat, lancé par Paris en janvier 2018, qui regroupe 40 pays engagés dans la lutte contre l'utilisation des armements chimiques, interdite par le droit international.

Paris a salué cette initiative «comme une démonstration évidente de l'engagement de la Syrie en faveur du renforcement de la responsabilité et de la justice et du combat contre l'impunité».

Le 21 août 2013, une attaque chimique attribuée au gouvernement syrien, lequel avait nié toute implication, dans la Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas, avait fait plus de 1.400 morts selon les services de renseignement américains.

Les images d'hommes, de femmes et surtout d'enfants inanimés, l'écume aux lèvres, avaient choqué le monde entier.

Par la suite, la Syrie avait rejoint l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des États-Unis. Mais le gouvernement Assad n'avait pas déclaré l'intégralité de son stock d'armes chimiques et avait tenté d'induire les inspecteurs en erreur.

Depuis sa chute fin 2024, les nouvelles autorités de Damas ont promis de coopérer avec l'Organisation pour détruire les armes chimiques que l'ancien président a été accusé à plusieurs reprises d'avoir utilisées pendant les plus de treize années de guerre civile en Syrie.

Elles ont autorisé les inspecteurs de l'OIAC à établir une présence permanente dans le pays pour documenter les sites suspects d'armes chimiques et interroger les témoins des attaques passées.

L'OIAC, qui siège à La Haye, a restauré en juillet le droit de vote de la Syrie, qui avait été retiré en 2021.

La Syrie et la France ont souligné vendredi «le rôle capital» que joue OIAC «dans la mise en lumière des faits liés au programme du précédent régime en matière d'armes chimiques, dans l'identification et la vérification des éléments qu’il en reste et dans leur destruction».

Les deux pays disent soutenir l'OIAC dans ses actions «visant à aborder des questions en suspens, ce qui contribue à renforcer le régime d'interdiction des armes chimiques, à défendre le principe de responsabilité et à veiller à ce que de tels crimes ne soient plus commis».

AFP

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