Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a décidé de fusionner un nombre limité d’écoles et de lycées publics en difficulté, notamment des établissements dont les effectifs sont très faibles, certains ne comptant pas plus de dix élèves. La mesure vise à rationaliser les dépenses publiques et à améliorer la répartition des ressources, a expliqué la ministre Rima Karami dans un communiqué publié samedi.
Le ministère précise que cette décision ne signifie ni la fermeture d’écoles ni la privation du droit à l’éducation pour les élèves concernés. Ceux-ci seront transférés vers des établissements publics situés à proximité afin d’assurer la continuité de leur scolarité.
La mesure n’est pas nouvelle: le ministère avait suspendu sa mise en œuvre l’année dernière et accordé aux établissements concernés un délai d’un an pour régulariser leur situation et attirer suffisamment d’élèves pour justifier leur maintien. Ceux concernés par la décision n’y sont toutefois pas parvenus.
Le regroupement s’inscrit, selon le ministère, dans une démarche de réforme destinée à réduire le gaspillage et à optimiser les ressources humaines et financières, conformément aux exigences du ministère des Finances et aux recommandations des bailleurs de fonds et de la Banque mondiale concernant le secteur de l’enseignement public.
La ministre Rima Karami a regretté que cette mesure soit devenue un sujet de «surenchères» et de «slogans populistes», alors qu’elle vise, selon elle, à protéger l’école publique et à assurer une meilleure gestion des fonds publics.
Le ministère affirme que les décisions reposent sur des critères pédagogiques, administratifs et financiers objectifs, avec pour priorités «l’intérêt de l’élève, la qualité de l’enseignement et la bonne gestion des fonds publics».
Il assure enfin rester ouvert à l’examen de toute donnée objective susceptible de remettre en question une décision de fusion et indique qu’il pourra réexaminer les cas pour lesquels de nouveaux éléments seraient établis.



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