Crue dans l'Himalaya: les secours ont atteint l'entrée du tunnel où des ouvriers sont bloqués
Une vue aérienne montre des maisons submergées par la boue le long de la rivière Trishuli, après des crues soudaines à Betrawati, dans le district de Nuwakot, au Népal, le 29 août 2026. ©Prabin Ranabhat / AFP

Les sauveteurs népalais se sont frayé un chemin dimanche jusqu'à l'entrée du tunnel où les autorités pensent qu'une centaine d'ouvriers sont bloqués depuis la crue de mercredi, sans pour l'heure réussir à entrer en contact avec eux, a annoncé le gouvernement.

En début d'après-midi, ils ont atteint le corps de ce tunnel du chantier du barrage hydroélectrique de Trishuli-3, dans l'extrême nord du pays, et sont parvenus à y percer une ouverture, selon les services du Premier ministre.

«Des sauveteurs sont descendus avec des cordes en rappel dans le tunnel par la brèche et ont tenté d'entrer en contact avec ses occupants, mais ils n'ont pas obtenu de réponse», ajoute leur compte-rendu.

Selon le ministère de l'Énergie, les sauveteurs doivent désormais élargir la brèche, notamment avec des explosifs, pour permettre à des sauveteurs équipés de masques à oxygène d'entrer dans le tunnel.

«Il est estimé que le chantier (où travaillaient les ouvriers) est situé à approximativement 180 m de l'entrée pratiquée. (...) Plus d'informations seront disponibles une fois ce lieu atteint, notamment sur la situation des personnes bloquées», a ajouté le ministère dans son dernier point de situation.

Quelque 80 sauveteurs népalais sont à pied d'œuvre pour tenter d'extraire les ouvriers, assistés d'équipes venues d'Inde, de Chine et de Corée du Sud.

La catastrophe a fait 797 morts et plus de 3 000 disparus au Népal et en Chine, selon les derniers bilans.

Parmi les personnes portées manquantes au Népal figurent plus de 900 agents de centrales hydroélectriques ou d'ouvriers de chantiers de construction de barrages.

Des photos diffusées par l'autorité népalaise chargée de la gestion des catastrophes ont montré des secouristes pataugeant dans la boue et se frayant un chemin parmi les énormes rochers laissés par les inondations.

Experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l'effondrement d'un énorme glacier qui a créé une immense vague d'eau et de débris qui a tout emporté sur son passage.

Employé sur l'une des installations de Trishuli, Surendra Dowluri, 33 ans, originaire d'Inde, a décrit à l'AFP la violence des flots qui se sont déversés sur le site.

«Nous avons entendu un énorme bruit (...) et constaté que la base de la turbine avait été submergée par les flots, bloquant six ouvriers», a-t-il rapporté depuis la capitale Katmandou où il a pu être évacué. «Nous sommes parvenus à en repêcher cinq mais le dernier a disparu».

La crue a causé d'énormes dégâts, notamment aux infrastructures énergétiques du Népal.

Selon l'autorité en charge de l'électricité, 11 barrages hydroélectriques et une centrale solaire, d'une puissance combinée de 431 mégawatts, sont à l'arrêt depuis mercredi, soit 10% de la capacité totale de production du pays.

AFP

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