Les exercices militaires prévus par les États-Unis et leurs alliés, une «menace» pour Pyongyang
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un participe à une séance photo avec les participants à la quatrième conférence des commandants de bataillon et des instructeurs politiques de l'armée populaire coréenne à Pyongyang. ©KCNA Via KNS / AFP

Les exercices militaires en mer que les États-Unis ont annoncé mener conjointement du 7 au 11 septembre avec le Japon et la Corée du Sud sont une «menace» pour la Corée du Nord, a estimé Pyongyang lundi, cité par le média d'État KCNA.

Ces manœuvres «constituent une menace pour la RPDC et les pays de la région», a déclaré le ministère des Affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA, en utilisant l'acronyme désignant la Corée du Nord (République populaire démocratique de Corée).

Les exercices et l'opposition de la Corée du Nord à ceux-ci interviennent au moment où le président américain Donald Trump a réclamé une nouvelle rencontre avec Kim Jong Un.

La Corée du Sud, les États-Unis et le Japon mèneront l'exercice «Freedom Edge», axé sur la Corée du Nord, du 7 au 11 septembre dans les eaux internationales situées à l'est et au sud de l'île sud-coréenne de Jeju, Séoul assurant que l'opération sera de nature défensive.

L'opération «Freedom Edge» a été conduite pour la première fois en juin 2024, à la suite d'un accord entre les trois pays lors d'un sommet à Camp David en 2023.

Washington «commet des actes d'espionnage aérien et autres provocations militaires anti-RPDC les unes après les autres», a déclaré le porte-parole nord-coréen, cité dans le communiqué.

«L'administration Trump a ainsi confirmé de nouveau sa politique hostile immuable consistant à violer de manière éhontée la souveraineté, le système politique et les intérêts de sécurité de la RPDC», a-t-il ajouté.

Pour Pyongyang, l'arsenal nucléaire nord-coréen constitue «l'option la plus responsable et la plus correcte pour garantir la paix et la sécurité régionales», a estimé le porte-parole, qualifiant ces armes nucléaires de «garantie absolue pour défendre sa souveraineté».

Séoul et Washington ont achevé le 21 août l'un de leurs principaux exercices annuels, Ulchi Freedom Shield, que Donald Trump avait ordonné de réduire — le faisant passer de 11 jours à cinq — en invoquant des coûts élevés et sa bonne relation avec Kim.

En dépit des ouvertures de Trump, la Corée du Nord a montré peu de signes de réciprocité, tirant des missiles et condamnant à la fois la réduction des exercices militaires et l'approbation par Washington de ventes d'armes à la Corée du Sud, ainsi que des projets de financement de programmes visant à documenter les violations des droits humains dans le Nord.

AFP

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