Donald Trump va rencontrer mardi des patrons de compagnies pétrolières, a fait savoir lundi la Maison Blanche, au moment où le président cherche à limiter la hausse des prix à la pompe, enjeu crucial pour les élections législatives de novembre, mal embarquées pour son camp.
La réunion intervient aussi quelques jours après la conclusion d'un accord majeur qui doit permettre aux États-Unis de contrôler plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela, près de six mois après la capture par les Américains du président Nicolas Maduro.
Les républicains s'inquiètent des conséquences électorales des prix de l'essence dans les stations-service américaines, en hausse depuis que les États-Unis et Israël ont lancé fin février leur guerre contre l'Iran.
«Le président rencontrera des dirigeants du secteur pour collaborer sur les meilleures façons d'accroître les capacités de raffinage, de favoriser la domination énergétique américaine sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement et de faire baisser les prix pour le peuple américain», a déclaré Taylor Rogers, une porte-parole de la Maison Blanche, dans une déclaration à l'AFP.
Ces discussions sont «particulièrement opportunes alors que nous augmentons les flux de brut vénézuélien vers les raffineries américaines», a déclaré de son côté un responsable de la Maison Blanche, sous couvert de l'anonymat.
L'exécutif américain n'a pas donné la liste des invités, précisant simplement que seront présents «des distributeurs et raffineurs de petite, moyenne et grande taille».
L'accord annoncé avec le Venezuela permettra «de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années», a assuré vendredi Donald Trump.
Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, le président américain cherche à relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.
Il espère que ce nouveau flux d'hydrocarbures puisse compenser les perturbations en cascades provoquées par son conflit contre l'Iran, qui fait grimper les prix. Lundi, le Brent était en hausse à plus de 90 dollars le baril, dopé par une reprise des hostilités entre les deux pays.
AFP



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