Une attaque nocturne de missiles et de drones russes contre Kiev a fait au moins dix-huit blessés, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes.
«On dénombre déjà 18 blessés à Kiev», a déclaré sur les réseaux sociaux le maire de la capitale, Vitali Klitschko. Il avait auparavant indiqué qu'un immeuble résidentiel avait été touché.
Les chemins de fer ukrainiens ont également fait état de dégâts à la gare de Mykilska Slobidka, dans l'est de Kiev.
Aux premières heures jeudi, des journalistes de l'AFP ont entendu une douzaine de fortes détonations dans la capitale.
«Une fois de plus, des infrastructures civiles ont été prises pour cible, et des dégâts ont été signalés dans huit régions», a dénoncé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
Dans la région d'Odessa, sur les rives de la mer Noire et régulièrement visée par les frappes russes, sept personnes ont été blessées dans le bombardement d'un immeuble résidentiel de 19 étages, selon les services de secours ukrainiens.
Dans la région voisine de Zaporijjia, une attaque de missile a également fait trois blessés, d'après les autorités locales.
Ces frappes surviennent alors que les députés américains ont approuvé, dans la nuit de mercredi à jeudi, de nouvelles sanctions massives contre la Russie afin de l'inciter à mettre fin à son invasion de l'Ukraine.
Depuis le début de l'été, la Russie multiplie les bombardements sur les infrastructures logistiques de la capitale ukrainienne, de jour comme de nuit, à l'aide de drones et de missiles que Kiev peine à intercepter faute de munitions.
Un rapport de la Mission de surveillance des droits de l'Homme des Nations unies en Ukraine (HRMMU), publié jeudi, souligne que les attaques contre les entreprises de commerce de détail, d'alimentation et de la logistique se sont multipliées en août.
«Ces attaques frappent l'infrastructure de la vie quotidienne des civils, les lieux où les gens achètent de la nourriture, reçoivent des livraisons, font leurs achats et accèdent aux services», a dénoncé Danielle Bell, la cheffe de la Mission, en soulignant qu'elles font un nombre croissant de victimes civiles.
AFP