Plus de 400 détenus de la prison de Roumieh entament leur dixième jour de grève ouverte de la faim, alors que leur état de santé se dégrade rapidement et que plus de 23 cas critiques ont été signalés.
Une nouvelle vague de tuberculose sévit par ailleurs dans la prison. Au moins dix cas ont été recensés, certains détenus ayant été placés à l’isolement. Les craintes de propagation de la maladie s’intensifient en raison des contacts entre les personnes infectées et d’autres détenus.
En parallèle, les grévistes appellent le Conseil constitutionnel à lever le gel de la loi d’amnistie générale. Ils estiment que l’application rapide de cette loi constituerait une issue humanitaire à la crise qui s’aggrave au sein de la prison.