Lorsqu’on pense à Washington, on pense immédiatement à la Maison-Blanche, au Capitole et au centre du pouvoir américain. Pourtant, contrairement à de nombreuses capitales, Washington ne s’est pas imposée naturellement comme le cœur politique du pays : elle a été créée presque de toutes pièces.
Après l’indépendance des États-Unis, le choix d’une capitale permanente divise les États du Nord et du Sud. Le compromis intervient en 1790 : un district fédéral est établi sur les rives du Potomac, sur des terres cédées par le Maryland et la Virginie. L’objectif est notamment de disposer d’un siège du gouvernement fédéral qui ne dépende d’aucun État.
George Washington confie ensuite à l’ingénieur français Pierre Charles L’Enfant la conception de la nouvelle capitale. Grandes avenues, perspectives monumentales et séparation géographique des lieux de pouvoir : l’organisation de la ville doit refléter celle de la jeune République américaine.
Lorsque le gouvernement s’y installe en 1800, Washington est pourtant encore largement inachevée. Incendiée par les Britanniques en 1814, elle est reconstruite avant de se développer progressivement au XIXᵉ siècle. La guerre de Sécession accélère son affirmation comme capitale nationale.
Au XXe siècle, son évolution accompagne celle des États-Unis. Le National Mall prend son visage monumental, l’administration fédérale s’étend et Washington devient, avec la montée en puissance américaine, l’un des principaux centres politiques et diplomatiques mondiaux.
Dans ce nouvel épisode d’Ici Histoire, notre grand reporter, Elie Ziadé, parcourt Washington pour raconter comment une capitale née d’un compromis entre États est devenue le symbole du pouvoir américain.