Emmanuel Macron a plaidé vendredi devant le pape Léon XIV pour l'instauration d'une «organisation internationale» afin d'éviter que les «modèles les plus performants» d'intelligence artificielle soient concentrés «entre quelques mains», et a reçu le soutien de LFI.
«L'intelligence artificielle doit être un serviteur et non un maître. La révolution numérique doit entraîner et non enchaîner», a martelé le chef de l'État lors d'un discours à l'Élysée.
La responsabilité nous revient donc de ne pas permettre que les modèles les plus performants se retrouvent entre quelques mains qui auraient à décider pour toute l'humanité, ni que ces avancées les plus exponentielles ne nous conduisent à perdre le contrôle», a-t-il ajouté.
Sur X, le candidat de La France insoumise pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, estime que «Macron a fait le bon choix» en plaidant «pour une autorité mondiale de l'intelligence artificielle, comme le proposent le pape, la Chine et plus de 20 pays». «C'est un temps fort où l'humanité s'affirme comme telle et actrice d'un destin commun», ajoute-t-il.
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure, candidat à la présidentielle via une primaire, présent à Marseille pour un grand débat de l'IA au même moment, a de son côté proposé que «comme pour le dérèglement climatique avec le GIEC et les COP, les dirigeants et un groupe d’experts se réunissent chaque année pour faire le point sur les opportunités et les limites de l’IA».
«Au niveau national, il faut une autorité publique, comme l'Agence du médicament, qui puisse tester les systèmes d'IA avant leur mise sur le marché et identifier les IA à haut risque pour notre communauté humaine», a-t-il ajouté.
AFP