La plus grande université du Japon a nommé une femme à sa présidence, pour la première fois depuis sa fondation il y a près de 150 ans, espérant favoriser la parité entre les sexes dans le monde universitaire.
Yuko Fujigaki, professeure en Science et Technologie, a été choisie pour diriger la plus prestigieuse université de la quatrième économie mondiale.
«Je crois que cela enverra un message très fort à la société», a déclaré Mme Fujigaki aux journalistes mardi, à propos de son élection en tant que première femme à la tête de l'université de Tokyo, fondée en 1877 et actuellement confrontée à des scandales.
«J'espère que davantage de femmes seront encouragées à s'inscrire comme étudiantes et à devenir chercheuses», a-t-elle ajouté.
Au cours de son mandat de six ans à la présidence, elle entend s'«assurer que l'université remplira pleinement son rôle de symbole du monde académique, tant pour le Japon que pour le reste du monde».
Cette université de premier plan, surnommée Todai, a été récemment confrontée à des scandales, dont des affaires de corruption.
Plus tôt cette année, l'université a ainsi présenté ses excuses après l'arrestation d'un professeur de médecine, accusé d'avoir accepté des pots-de-vin – dont des repas coûteux et des visites dans des établissements de services sexuels – de la part d'un groupe de cosmétiques qui cherchait à profiter de l'influence de l'institution.
«J'estime que nous devons réfléchir sérieusement au fait qu'il y a eu un manque flagrant d'auto-discipline et de gestion de crise au sein de l'université», a déclaré Mme Fujigaki.
Elle a ajouté qu’elle souhaitait «reprendre et développer» les efforts de son prédécesseur pour renforcer la bonne gouvernance à Todai.
AFP