Le président Vladimir Poutine a rejeté jeudi l'idée d'un arrêt mutuel des frappes à longue portée avec l'Ukraine, qui montent en puissance depuis des mois, répondant à des propositions formulées par Kiev et Washington.
«On nous dit : +Qu'ils cessent de frapper vos raffineries, et vous cesserez de frapper leurs navires+. C'est tout simplement ridicule», a déclaré M. Poutine lors du forum politique de Valdaï. Interrogé à nouveau sur la réponse russe à cette idée, il a répondu: «Non».
La Russie et l'Ukraine multiplient les frappes à longue portée, visant de plus en plus souvent des infrastructures civiles et faisant un nombre croissant de victimes civiles.
Moscou cible des entrepôts, stations-service, centres commerciaux, navires circulant depuis les ports ukrainiens en mer Noire et plus récemment centres de données informatiques et opérateurs téléphoniques.
Kiev vise de son côté notamment des raffineries et dépôts de pétrole, des entrepôts de géants de l'e-commerce et des navires cargos en mer Noire.
Selon M. Poutine, la Russie a «perdu environ 1% du PIB» à cause des frappes ukrainiennes sur les raffineries, qui ont provoqué une crise du carburant cet été.
Les frappes russes en Ukraine ont, elles, mis à l'arrêt le secteur de la métallurgie du pays et porté un grand coup aux exportations agricoles de Kiev, essentielles pour l'économie.
L'Ukraine craint également l'arrivée de l'hiver, période critique lors de laquelle la Russie pourrait frapper durement les infrastructures énergétiques, comme en 2025.
AFP