Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, dont «85% de mineurs», a indiqué samedi la préfecture de police (PP) de Paris à l'AFP.
Selon la PP, il y a eu 255 interpellations vendredi.
«90% des interpellés le sont dans leur département de résidence. Ils viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux. 85% des individus interpellés sont mineurs, pour beaucoup lycéens, mais pas nécessairement issus des lycées aux abords desquels ils commettent des exactions», précise ainsi la préfecture de police à l'AFP.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, dénonçant «des violences urbaines» à proximité de près de 160 établissements, a annoncé 1.747 interpellations en France pour la seule journée de vendredi et plus de 5.000 depuis lundi.
Selon la préfecture de police, le mouvement est «pendulaire et tournant». Ainsi, sur l'agglomération parisienne, la contestation a débuté en petite couronne, dans le Val de Marne, avant de s'étendre à la Seine-Saint-Denis, aux Hauts-de-Seine et enfin à Paris en marge, mardi, de la journée de mobilisation pour les salaires dans la fonction publique.
Ce ne sont pas les mêmes établissements qui sont bloqués chaque jour, explique encore la PP.
«D'une contestation sociale, on est arrivé à des actions dont les auteurs utilisent des modes d'action de violences urbaines (tirs de mortiers tendus sur les forces de l'ordre et sur les personnels de l'éducation nationale, dégradations au moyen d'engins incendiaires, barricades...)», estime encore la préfecture de police.
«Les violences urbaines sont aussi matérialisées par le lieu d'habitation des fauteurs de trouble. 90% des interpellés le sont dans leur département de résidence. Ils viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux», selon la PP.
Soixante-dix-sept policiers ont été blessés, souligne encore la préfecture, vantant «l'abnégation et le professionnalisme d'effectifs qui sortent d'une séquence dense avec la visite du Pape Léon XIV».
AFP