Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi que les discussions se poursuivaient entre Washington et Téhéran, pour tenter de sortir de l'impasse après plus de sept mois de conflit.
«Les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, et les échanges de messages entre les différentes parties continuent via le Qatar et ses partenaires régionaux», a déclaré Ibrahim Al-Hashmi, un responsable du ministère qatari des Affaires étrangères lors d'un point de presse à Doha.
«L'ampleur de ce conflit et le prix considérable que le monde est en train de payer nous obligent à tout mettre en œuvre pour y mettre fin immédiatement par une solution négociable», a-t-il ajouté.
Déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran, la guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale en perturbant les exportations des pétromonarchies du Golfe.
Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu en avril, suivi de la signature d'un protocole d'accord en juin, les hostilités ont repris en juillet autour du stratégique détroit d'Ormuz.
Téhéran revendique le contrôle de cette voie, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, et y entrave la circulation maritime. Washington impose en retour un blocus naval aux ports iraniens.
Une accalmie a toutefois été observée ces dernières semaines sur le terrain et le dialogue a repris entre responsables américains et iraniens fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
L'Iran a alors proposé un plan pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, une offre rejetée par le président américain Donald Trump qui n'a pas exclu la reprise ultérieure de frappes sur l'Iran.
Dans le même temps, Washington a renforcé sa guerre économique contre Téhéran, imposant de nouvelles sanctions contre son secteur aérien.
AFP