Les autorités syriennes ont annoncé mardi l'arrestation d'un dirigeant du groupe État islamique (EI) suspecté d'avoir organisé des attentats, notamment une attaque contre une mosquée dans une ville du centre du pays.
Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que les services de renseignement et de sécurité avaient interpellé, dans la campagne près de Damas, un haut «commandant militaire» de l'EI pour la région de Homs, le présentant comme «responsable de l'organisation et de la supervision d'un grand nombre d'attentats terroristes» dans la ville.
Il est notamment impliqué dans «la préparation et l'utilisation d'engins explosifs, (...) d'attaques à caractère religieux, et porte la responsabilité de l'attentat à la bombe visant la mosquée de l'imam Ali ibn Abi Talib à Homs, en décembre» 2025, indique le ministère, qui précise que les investigations le visant se poursuivent.
Huit personnes avaient péri dans cet attentat perpétré dans un quartier alaouite, une communauté dont est issu l'ancien président Bachar al-Assad.
En janvier, les autorités avaient déjà annoncé l'arrestation de deux personnes.
Si les autorités syriennes ont attribué cette attaque à l'EI, elle a été revendiquée par un groupuscule sunnite, Saraya Ansar al-Sunna, qui, selon les experts, sert de façade à l'EI.
Cette attaque avait déclenché des manifestations massives de la communauté alaouite à Homs et ailleurs, sur fond de craintes d'une reprise des violences, après de précédentes violences confessionnelles.
Après avoir pris le contrôle en 2014 de vastes territoires en Syrie et en Irak, l'EI a subi une défaite territoriale en Syrie en 2019, mais des cellules du groupe s'y maintiennent, notamment dans le désert.
Le groupe revendique encore occasionnellement des attaques, visant principalement les forces de sécurité syriennes.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 après près de 13 ans de guerre civile, annoncent régulièrement procéder à l'arrestation de dirigeants ou de membres de l'EI.
AFP