Le Qatar a perdu 42% de ses revenus au premier semestre 2026, ses exportations gazières ayant été sévèrement impactées par la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi l'émir du pays.

Depuis le début du conflit déclenché par les frappes américano-israéliennes sur Téhéran en février, le Qatar a souffert à la fois des attaques iraniennes sur ses installations énergétiques, et du verrouillage du détroit d'Ormuz, seule voie de sortie de ses méthaniers.

L'émirat, le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les États-Unis, a perdu une «part importante» de ses exportations gazières, a reconnu l'émir, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, à l'ouverture de la session annuelle du Conseil consultatif à Doha.

«Il est naturel que les crises aient des répercussions négatives sur les finances publiques», a-t-il cependant tempéré, assurant que les projets d'expansion de la production n'étaient pas remis en cause.

«Les travaux d'extension du gisement gazier North Field se poursuivent conformément aux plans approuvés», a-t-il déclaré.

Les projets d'extension du plus grand champ de GNL au monde, qui s'étend sous le golfe jusqu'au territoire iranien, visent à porter la capacité de production totale du Qatar à 142 millions de tonnes par an d'ici 2030.

Le projet Golden Pass GNL, mené aux États-Unis en partenariat avec ExxonMobil, a également «enregistré des progrès notables, tandis que les investissements de Qatar Energy et ses partenariats internationaux se développent, parallèlement aux industries pétrochimiques», selon lui.

Le Qatar est l'un des pays de la région les plus affectés par le conflit, a souligné mardi le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport sur l'économie mondiale, prévoyant une chute de son PIB de 15,6% cette année, avant un rebond à 18,8% en 2027.

AFP