Les dirigeants placent désormais la cybersécurité au sommet de leurs préoccupations, devant l'incertitude économique mondiale, révèle la dernière édition du Global CEO Outlook de KPMG, publiée jeudi.
Ainsi, 31% des 1.400 répondants considèrent les risques liés à la cybersécurité et à la protection des données comme la principale menace pour la croissance de leur entreprise au cours des trois prochaines années.
Viennent ensuite l'incertitude économique mondiale (28%) puis l'instabilité géopolitique et les pressions réglementaires (26%), selon cette enquête réalisée du 11 août au 21 septembre auprès de dirigeants d'entreprises réalisant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 500 millions de dollars (environ 450 millions d'euros), issus de douze grands marchés sur l'ensemble des continents, dont 75 dirigeants en France.
Face à ces risques, les entreprises renforcent leurs investissements de protection. Au niveau mondial, 45% déclarent avoir augmenté leurs dépenses consacrées à la cybersécurité et à la résilience numérique.
En France, la cybersécurité arrive au deuxième rang des craintes, mentionnée par 28 % des dirigeants, juste derrière l'incertitude économique mondiale (29 %) et devant les enjeux liés aux chaînes d'approvisionnement (25%).
Les dirigeants mondiaux se disent confiants dans l'avenir de leur propre entreprise à 84 %, les dirigeants français à 72% seulement. Mais ces derniers restent ambitieux, 69 % anticipant une progression annuelle moyenne de leurs résultats de 3,4%, proche des 3,6% attendus dans le monde.
L'intelligence artificielle reste un axe majeur d'investissement. Elle constitue une priorité pour 72% des dirigeants français, contre 60 % l'an dernier, et pour 79% des dirigeants dans le monde (contre 71%).
En France, 74% prévoient d'y consacrer plus de 10% de leur budget d'investissement au cours des douze prochains mois, un peu plus que la moyenne mondiale de 72 %. Et 67% anticipent un retour sur investissement dans un délai d'un à trois ans (71% au niveau mondial).
Cependant, les enjeux éthiques liés à l'IA sont jugés difficiles à gérer par 69 % des dirigeants français et 57% des dirigeants dans le monde.
Quant aux questions de durabilité, 63% des dirigeants dans le monde déclarent avoir renforcé l’intégration de ces enjeux dans leur stratégie, contre 47% en France. Mais aucun des dirigeants français ne déclare avoir réduit ses efforts ou dépriorisé le développement durable cette année.
AFP