Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est-il devenu le bouc émissaire de son homologue américain à quelques semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis? L’intéressé a choisi de sourire.

«Voici ma réponse», a-t-il affirmé vendredi à Bruxelles, sourire aux lèvres, à la question d’un journaliste sur l’éventualité qu’il serve de bouc émissaire au moment où Donald Trump est en difficultés avant ce scrutin début novembre.

Prudent, le dirigeant ukrainien, pressé de questions sur sa très difficile relation avec le milliardaire américain a évité toute critique directe. Mais il n’a pas caché son amertume après avoir été interrogé sur la dernière déclaration de Donald Trump.

«Il est plus difficile de travailler avec Zelensky qu’avec Poutine», a lancé le milliardaire républicain, qui a à plusieurs reprises demandé le départ de M. Zelensky et ne cache pas son admiration pour le président russe.

Jeudi, l’Ukraine a été frappée par un millier de drones, a affirmé M. Zelensky. «1.000! Mais la partie américaine affirme qu’il est difficile de parler avec Zelensky, qu’il est moins difficile de gérer Poutine, allons bon», a-t-il lancé aux journalistes.

«Je suis reconnaissant envers vous tous qui essayez de maintenir l’unité entre l’Europe et les États-Unis», a-t-il encore déclaré devant le sommet des dirigeants des 27, dont il était l’invité vendredi matin.

Vladimir «Poutine écoutera les États-Unis si ceux-ci lui mettent vraiment la pression et lui font comprendre une chose très clairement: soit il choisit la paix, soit il ne reçoit plus d’argent pour sa guerre», a-t-il souligné, selon le compte-rendu de cette intervention, qu’il a publié sur X.

AFP