La Sagesse a remporté la 38e Coupe arabe des clubs en dominant Ahli Alep (84–75), mardi soir à Ghazir. Vingt-sept ans après son dernier sacre dans la compétition, le club libanais boucle une campagne sans défaite et ajoute une troisième couronne à son palmarès. Devant son public, les Verts ont enfin transformé leur retour au premier plan en titre.

À Ghazir, la génération actuelle a rejoint les grandes dates du club. Après les sacres de 1998 et 1999, La Sagesse a inscrit 2026 à son palmarès arabe en prenant le dessus sur Ahli Alep, au terme d’une finale dont elle a tenu les commandes aux principaux points de passage. Les hommes de Joe Ghattas ont fait fructifier leur entame, conservé leur avance et résisté jusqu’au bout pour s’imposer de neuf points.

Ce trophée donne une autre dimension à leur campagne à domicile. La Sagesse retrouve le sommet arabe : vingt-sept ans d’attente, huit victoires pour reprendre la couronne. Un parcours sans accroc au classement, mais qui avait aussi exigé de savoir gagner à l’arraché, comme lors du premier duel contre Central, remporté d’un point en poule.

Dix longueurs d’avance pour imposer le ton

Dans une salle portée par un public nombreux, La Sagesse a immédiatement placé la finale sur son rythme. Le premier quart-temps, bouclé à 26–16, lui a offert un avantage précieux : celui de contraindre les Syriens à courir après le score.

Ahli Alep a ensuite stabilisé les débats, sans effacer son retard. Les deux équipes ont inscrit 19 points chacune dans la deuxième période, laissant les Verts rejoindre les vestiaires avec leur avance intacte (45–35). Face à une formation dirigée par Jad El Hajj, ancien entraîneur de La Sagesse, les Libanais avaient posé les bases de leur succès.

Au retour sur le parquet, le club organisateur a encore gagné du terrain. Le troisième quart-temps, remporté 22–20, a porté l’écart à douze longueurs (67–55). Ahli Alep a réduit la différence dans le dernier acte, mais La Sagesse a conservé suffisamment de marge pour conclure à 84–75. Une finale construite dès l’entame, puis maîtrisée sur la durée.

Un sans-faute jusqu’au trophée

Cette dernière victoire parachève une compétition traversée sans défaite. Première de son groupe avec cinq succès, La Sagesse avait déjà battu Ahli Alep au premier tour (88–71). Elle a confirmé cette supériorité au moment où elle comptait le plus, face à un adversaire qui venait d’écarter Al-Arabi en demi-finale.

Entre les deux confrontations, les Verts avaient franchi deux obstacles libanais : Hoops en quarts (97–80), puis Central dans le dernier carré (100–84). Contre la formation de Jounieh, la circulation du ballon avait donné toute sa mesure au collectif : 30 passes décisives et six joueurs à dix points ou plus.

Ali Mezher avait orchestré cette qualification avec 19 points et 15 passes décisives, tandis que Deshawndre Washington avait inscrit 25 points. Elijah Thomas, Jamal Jones, Youssef Khayat et Marc Khoueiry avaient également atteint la barre des dix unités. Cette diversité des contributions avait offert à La Sagesse plusieurs solutions pour rejoindre la finale.

1998, 1999, 2026 : l’histoire reprend

La portée du succès dépasse les quarante minutes face à Ahli Alep. Vingt-sept ans séparaient La Sagesse de sa dernière couronne arabe. Le club retrouve ainsi une compétition intimement liée à ses grandes années, avec une nouvelle équipe et un nouvel entraîneur pour prolonger l’héritage.

La différence se mesure aussi à l’échelle des dernières semaines. Battus par Riyadi en finale du Final 8 de la WASL le 4 octobre, les Verts ont cette fois terminé le travail. À Ghazir, ils ont donné une traduction concrète à leurs ambitions : une campagne complète, un dernier adversaire écarté et un trophée à soulever.

1998 et 1999 ne sont plus les seuls repères arabes de La Sagesse. La génération de Youssef Khayat possède désormais sa propre date.