Photomontage, promesse d'un poste: le Premier ministre, Benjamin Netanyahou a intensifié jeudi ses efforts pour convaincre de petits partis de droite de se retirer de la course électorale, de peur qu'ils ne lui soutirent des voix lors des législatives de mardi, qui s'annoncent serrées.
Alors que les sondages donnent le bloc de Benjamin Netanyahou au coude-à-coude avec celui de son principal rival Gadi Eisenkot, le nouveau parti d'extrême droite Amha Israël (Ton peuple Israël) est particulièrement dans le viseur du Premier ministre sortant.
Jeudi, M. Netanyahou a publié sur X une image de son fondateur Ofer Winter, un ancien général de l'armée, brûlant en souriant des bulletins de vote. La légende avertit que voter pour des partis en-dessous du seuil électoral conduirait à la victoire de l'opposition.
Amha Israël est actuellement crédité de 3,25% des voix, soit le seuil nécessaire pour entrer au Parlement.
Benjamin Netanyahou et un de ses alliés d'extrême droite, le ministre ultranationaliste des Finances Bezalel Smotrich, accusent depuis plusieurs jours Ofer Winter de compromettre les chances de leur bloc et tentent de le convaincre de renoncer à sa candidature.
Les deux hommes ont rencontré mardi le mentor spirituel de l'ancien général, le rabbin Eli Sadan. Et le ministre des Finances a promis publiquement mercredi un poste ministériel à Ofer Winter, en cas de victoire de la coalition sortante, s'il acceptait de se retirer de la course.
Le fondateur d'Amha Israël n'a pas donné suite, tout en assurant qu'il ne soutiendrait pas Gadi Eisenkot.
Il s'était initialement engagé à soutenir une future coalition dirigée par Benjamin Netanyahou, à condition qu'elle fasse avancer la conscription pour tous les citoyens, pour laquelle il milite.
La question est devenue de plus en plus polémique alors que l'armée réclame davantage de soldats et que les juifs ultra-orthodoxes continuent de bénéficier d'exemptions du service militaire, avec le soutien du Premier ministre.
Selon des médias israéliens, ce dernier a également cherché à obtenir le retrait de Moti Leitner, fondateur d'un nouveau parti ultra-orthodoxe contestant la domination des deux factions ultra-orthodoxes alliées au Premier ministre.
À l'issue d'une rencontre mardi, M. Leitner a refusé de se retirer.
De son côté, Benny Gantz, à la tête du petit parti Bleu blanc, est sorti de la course lundi, voué par les sondages à ne pas atteindre le seuil nécessaire.
AFP