Les cours du pétrole ont clôturé en hausse jeudi, sur fond de craintes d’une escalade au Moyen-Orient après les menaces de l’Iran d’étendre le conflit. Le Brent a progressé de 4%, à 113,17 dollars le baril, son plus haut niveau depuis mai, tandis que le WTI a gagné 2,39%, à 99,47 dollars. Les marchés s’inquiètent également des conséquences des frappes houthies sur les infrastructures pétrolières saoudiennes et des risques pesant sur l’approvisionnement en brut du Golfe.Les cours du pétrole ont clôturé en hausse jeudi, après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d'étendre le conflit régional déclenché fin février.

«La prime de risque fait son retour en force sur le marché», a résumé pour l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

S'en prenant aux escortes mises en place par les forces américaines pour faire passer des navires dans le stratégique détroit d'Ormuz, dont Téhéran revendique le contrôle, la puissante force armée de l'Iran a averti Washington que «si cette tendance se poursuivait, le conflit s'étendrait à ses bases dans la région».

«Ceci constitue un avertissement sérieux», ont insisté les Gardiens, dans un communiqué publié sur leur site Sepah News.

Le président américain Donald Trump, sur son réseau Truth Social, a lui assuré que l'Iran «faisait tout ce qui est en son pouvoir pour faire monter le prix du pétrole» avant les législatives américaines du 3 novembre.

«On ressent une réelle nervosité sur les marchés», a souligné M. Kilduff, ces menaces suscitant des craintes de perturbations encore plus sévères pour l'approvisionnement en brut en provenance du Golfe.

Dans ce contexte, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a gagné 4,00%, à 113,17 dollars, au plus haut depuis mai.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a progressé de 2,39%, à 99,47 dollars.

Les inquiétudes se portent également sur la capacité de l'Arabie saoudite à maintenir un niveau élevé d'exportation, alors que les combattants houthis du Yémen mènent depuis plusieurs semaines des frappes d'une ampleur inédite contre les infrastructures civiles et pétrolières du royaume.

Le personnel du siège du géant pétrolier saoudien Aramco a reçu jeudi l'ordre d'évacuer les locaux, au lendemain de frappes meurtrières sur un aéroport proche.

Le premier exportateur de brut au monde continue toutefois d'écouler sa production à travers la mer Rouge mais aussi le détroit d'Ormuz, d'où sortent de plus en plus de pétroliers, a estimé jeudi le directeur régional du Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, dans un entretien à l'AFP.

AFP