Deux nouveaux pétroliers sont en flammes dans le détroit d'Ormuz, après avoir sauté sur des mines en empruntant des «routes non autorisées» par Téhéran, affirme dimanche l'agence officielle iranienne Irna.
La même agence a rapporté «des sons ressemblant à des explosions» dans la nuit de samedi à dimanche sur l'île de Qeshm, récemment frappée par les États-Unis, ainsi qu'à Sirik, Jask et Bandar Abbas, dans le sud du pays, sans se prononcer sur les causes de ces détonations.
Selon Irna, «deux pétroliers en infraction avec la réglementation, l'un dans la partie est du détroit d'Ormuz et l'autre dans le détroit lui-même, ont pris feu et sont actuellement complètement ravagés par de violentes flammes après avoir heurté des mines navales alors qu'ils tentaient de traverser par des voies non autorisées».
L'agence, qui ne précise ni le nom, ni la nationalité des navires, affirme que les deux pétroliers avaient désactivé leurs systèmes de navigation et de positionnement.
Téhéran a multiplié les annonces de ce type ces dernières semaines, Washington assurant au contraire avoir en grande partie déminé cette voie maritime cruciale.
L'Iran revendique le contrôle du détroit d'Ormuz, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et il prend régulièrement pour cible des navires qui s'y aventurent sans son autorisation en longeant les côtes omanaises.
Washington impose en retour un blocus des ports iraniens et escorte des pétroliers le long de cette route, alors que les négociations entre les deux pays sont dans l'impasse.
AFP