Le président Joseph Aoun a affirmé mercredi que le Liban accueillerait favorablement le déploiement d’une force internationale appelée à remplacer la Finul si le mandat de celle-ci ne pouvait être prolongé. Cette force aurait pour mission de contribuer à l’application de la résolution 1701 et d’aider l’armée libanaise à étendre l’autorité de l’État jusqu’aux frontières internationalement reconnues.

Lors d’un entretien avec le conseiller principal du gouvernement britannique pour la défense au Moyen-Orient, l’amiral Edward Ahlgren, le chef de l’État a averti que le départ de la Finul sans dispositif de remplacement créerait un vide préjudiciable à la sécurité régionale, notamment si Israël maintenait son occupation de localités du Sud.

Joseph Aoun a également accusé Israël de ne pas appliquer l’accord-cadre négocié avec le Liban sous médiation américaine, citant la poursuite des attaques et des destructions, l’absence de règlement des points litigieux le long de la Ligne bleue et le non-retour des prisonniers libanais.

L’amiral Ahlgren a réaffirmé le soutien du Royaume-Uni au Liban, en particulier à son armée, et salué l’engagement des autorités à étendre la souveraineté de l’État à l’ensemble de la frontière sud.