Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a appelé mercredi à renforcer l’autorité de l’État et son monopole du pouvoir, lors de l’ouverture de l’exposition «Entre les lignes de la Constitution», à la Bibliothèque nationale.
M. Salam a souligné que la Constitution libanaise, adoptée il y a un siècle, était le fruit de la pluralité des sources intellectuelles, des expériences politiques et de la société libanaise. Il a estimé que cet anniversaire devait aussi être l’occasion de s’interroger sur ce que le pays avait fait de ce texte après un siècle de crises, de guerres et de compromis.
Il a notamment rappelé que l’accord de Taëf avait lié la réforme politique au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, à la dissolution des milices et à la concentration du pouvoir légitime au sein de ses institutions.
«La souveraineté du peuple n’a aucun sens s’il existe de multiples sources de pouvoir en dehors des institutions qui le représentent», a déclaré M. Salam, ajoutant que la souveraineté de l’État ne pouvait être complète si les décisions relatives à la guerre, à la paix et à la sécurité nationale échappaient à ses institutions.