Le nombre de cas critiques parmi les détenus en grève de la faim dans les prisons libanaises est passé à 67 jeudi à la mi-journée, selon un porte-parole des prisonniers. Quelque 600 détenus observent ce mouvement depuis 26 jours pour protester contre la suspension de la loi d'amnistie générale.
Ces cas ont été recensés à Roumieh et dans d'autres prisons. Un détenu du bâtiment B de Roumieh a été transféré à l'hôpital mercredi soir, après une détérioration de son état de santé. Selon le porte-parole, l'inquiétude grandit aussi parmi les détenus du bâtiment des condamnés. Des dizaines d'entre eux ont passé une radiographie il y a quelques jours pour un dépistage de la tuberculose, sans que les résultats leur soient communiqués.
Le Comité des familles de prisonniers a demandé au ministère de la Santé d'intervenir pour informer les détenus des résultats et prendre les mesures sanitaires nécessaires.
Les grévistes attendent la décision du Conseil constitutionnel sur le recours contre la loi d'amnistie générale.