La guerre et la reconstruction au Liban devraient générer près de 400.000 tonnes d’émissions de CO₂, selon une estimation présentée par la ministre de l’Environnement, Tamara Zein. Ce chiffre exclut l’empreinte carbone liée à la fabrication et à l’acheminement des armes vers Israël, faute de données disponibles auprès des fabricants.

Lors d’une rencontre, jeudi, avec la délégation de l’Union européenne et plusieurs représentants diplomatiques, la ministre a appelé à un soutien international pour compenser les dégâts environnementaux et climatiques et financer la reconstruction. Elle a rappelé que le Liban ne représente que 0,04% des émissions mondiales, tout en étant particulièrement vulnérable aux changements climatiques.

Les plans climatiques du pays à l’horizon 2035 nécessitent environ 13 milliards de dollars, à mobiliser auprès de l’État, du secteur privé et des fonds internationaux. Tamara Zein a également plaidé pour des mécanismes de financement plus rapides et plus souples.

Par ailleurs, le recours aux panneaux solaires a été multiplié par 12 entre 2019 et 2022. Le ministère travaille notamment à l’élaboration d’une loi sur le climat et d’un cadre réglementaire pour les marchés du carbone.