Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé, jeudi, une série de mesures visant à renforcer le contrôle des médicaments biosimilaires au Liban, vérifier leur conformité aux normes scientifiques et établir les responsabilités en cas d’infraction.

Il a indiqué que le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami Hajj, a chargé la police judiciaire centrale de demander au ministère de la Santé la liste des biosimilaires importés depuis 2018 dans le cadre de décisions exceptionnelles.

Le ministre de la Santé a également suspendu la commercialisation des biosimilaires importés de pays dont les fabricants ne disposent pas de références reconnues à l’échelle internationale. Cette mesure a été approuvée par le Conseil des ministres.

En parallèle, le ministère de la Santé, en coopération avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), révise les critères d’enregistrement des médicaments et renforce la formation de ses équipes. Des entrepôts ont par ailleurs été perquisitionnés et des produits non conformes saisis sur instruction du parquet, à la suite d’un signalement du ministère.

Ces mesures visent, selon Nawaf Salam, à protéger les patients, à lutter contre la corruption et le gaspillage des deniers publics et à établir les responsabilités dans le respect de la loi.