Le syndicat des propriétaires de boulangeries et de fours au Liban a alerté sur les conséquences de la hausse continue des prix du blé, de la farine, du mazout, de l’énergie et du transport sur le secteur et les ménages, notamment les plus modestes.
À l’issue d’une réunion extraordinaire, le syndicat a appelé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence économique et social afin de protéger le pain et les familles les plus vulnérables. Il a souligné que l’augmentation des coûts de production se répercutera nécessairement sur le prix du paquet de pain, selon le mécanisme de calcul établi avec le ministère de l’Économie.
Le syndicat a réclamé l’élargissement du filet de protection sociale et la prise en charge du coût du pain pour les familles les plus démunies, via un mécanisme transparent, ainsi qu’une participation du syndicat à son élaboration et à son contrôle.
Il a enfin averti que ni les citoyens à faibles revenus ni les boulangeries ne sont désormais en mesure d’absorber davantage cette hausse des coûts, appelant à agir «avant qu’il ne soit trop tard».