Le président de la République Michel Aoun a reçu mardi au palais de Baabda une délégation d’ambassadeurs de l’Union européenne, présidée par son représentant au Liban, Ralph Tarraf ; ainsi que le ministre sortant des Affaires sociales Hector Hajjar.

Au cours de cette rencontre, M. Aoun a affirmé qu’il œuvrait pour " la formation d’un gouvernement doté de pleins pouvoirs qui, en cas de vacance présidentielle (après le 31 octobre, NDLR) assumera les fonctions de président ". Il a estimé en outre que " le pays nécessite des réformes politiques souveraines, ainsi que des changements structurels au niveau de son système ".

De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Liban Ralph Tarraf a fait part de sa préoccupation concernant la crise politique et économique libanaise, réitérant au chef de l’État le soutien de l’Union européenne.

Par ailleurs, l’ambassadrice française Anne Grillo a déclaré que " les pays de l’Union européenne étaient prêts à aider le Liban, tant que les réformes requises seront implémentées ". Mme Grillo a également souligné " la nécessité pour le Liban de former un gouvernement et de respecter les échéances constitutionnelles, dont l’élection présidentielle ".

Concernant le dossier des réfugiés syriens, le ministre sortant des Affaires sociales Hector Hajjar a plaidé pour " une coopération internationale ", surtout par les temps de crise que traverse le Liban. " Aucun pays au monde n’est en mesure d’accueillir autant de déplacés, considérant que leur nombre a déjà atteint la moitié de la population libanaise. Il y a aujourd’hui plus de deux millions de Syriens sur le territoire libanais ", a-t-il déploré.

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