L’Ukraine envahie par les troupes russes a largement bénéficié de l’aide occidentale, mais également de l’apport précieux des pays voisins dans la gestion de la crise. Que ce soit la Pologne, la Roumanie ou la Slovaquie, pour citer les pays qui partagent des frontières avec l’Ukraine, ou d’autres pays comme la Bulgarie ou la République tchèque et, surtout, les Pays baltes, ces nations poursuivent sans interruption leur assistance aux Ukrainiens. Nous ne pouvons pas, hélas, citer le cas de la Hongrie, où le Premier ministre Viktor Orban poursuit sa politique eurosceptique et n’hésite pas à afficher sa sympathie envers la Russie et le président Poutine.
Des diplomates invités par le Département d’Histoire et de Relations Internationales de l’Université Saint-Joseph ont débattu de l’invasion russe de l’Ukraine avec les étudiants du département et d’autres facultés. Les plénipotentiaires étaient invités à parler des conséquences de la guerre en Ukraine sur les pays voisins. Il s’agit des ambassadeurs de Pologne, de Roumanie, de Slovaquie, de la République tchèque, de Bulgarie et d’Ukraine.
Les intervenants ont exposé dans les détails la nature de l’aide apportée à l’Ukraine. Il s’agit essentiellement de l’accueil des réfugiés, vu leur proximité géographique avec l’Ukraine, mais également de l’aide financière et militaire.
À titre d’exemple, l’ambassadeur de Pologne, Przemislaw Niesiolowski, rappelle que son pays a accueilli des millions de réfugiés ukrainiens. Varsovie a pu de plus intégrer des centaines de milliers d’élèves dans les établissements polonais avec la mise en place d’un cursus spécial bilingue. Un effort titanesque quand on sait que l’urgence d’une telle mesure imposait un calendrier très serré.
Mais la véritable action de soutien envers l’Ukraine réside dans la solidarité politique, diplomatique et morale sans faille envers Kiev. En effet, les pays cités partagent tous une même histoire, marquée par le poids du géant russe. Tout récemment, les pays de l’Europe de l’Est ont subi, pendant la Guerre froide, c’est-à-dire de 1945 jusqu’à la chute de l’URSS en 1991, une adhésion forcée au camp soviétique. D’autres pays, comme la Pologne, l’Ukraine, les Pays baltes etc. ont cessé d’exister, à certaines époques, sur la carte d’Europe durant des périodes allant de plusieurs années à plusieurs siècles.
Cette rencontre exceptionnelle a été organisée par le Département d’Histoire et de Relations Internationales de l’Université Saint-Joseph, en présence de son directeur, Christian Taoutel. M. Taoutel a reçu de la main de M. Ostash une distinction honorifique, en signe de reconnaissance de la part de l’État ukrainien pour les évènements culturels et éducatifs organisés par le département.
Dans une salle comble, le public était formé d’étudiants libanais et internationaux, de journalistes et de professeurs, ainsi que de personnels de plusieurs missions diplomatiques en poste au Liban. L’ambassadeur d’Ukraine a affirmé qu’il a choisi cette conférence, au département d’HRI, pour faire ses adieux au Liban. Il sera prochainement  remplacé par un autre diplomate.

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