À Tel-Aviv, 15e semaine de manifestations contre la réforme judiciaire considérée comme anti-démocratique. Un mouvement de masse qui a conduit le gouvernement à suspendre la législation et à rechercher le dialogue avec l’opposition, signe d’un affaiblissement de ce dernier.

Des milliers d’Israéliens sont de nouveau descendus dans les rues de Tel-Aviv samedi soir pour protester contre la réforme de la justice voulue par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, que les manifestants considèrent comme attentatoire à la démocratie.

D’autres manifestations plus modestes ont eu lieu dans d’autres villes israéliennes, à Haïfa (nord) et Jérusalem notamment, ainsi qu’à Modiin dans le centre d’Israël, devant la maison du ministre de la Justice Yariv Levin.

Après plusieurs semaines de mobilisation, Netanyahu a annoncé le 27 mars une " pause " pour donner une " chance […] au dialogue ", après une intensification de la contestation, un début de grève générale et l’apparition de tensions au sein de la majorité, mais la mobilisation contre la réforme reste forte.

Pour le gouvernement, le texte vise entre autres à rééquilibrer les pouvoirs en diminuant les prérogatives de la Cour suprême, que l’exécutif juge politisée, au profit du Parlement. Les détracteurs de la réforme estiment au contraire qu’elle risque d’ouvrir la voie à une dérive autoritaire.

Cette nouvelle manifestation survient alors que l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s a annoncé vendredi abaisser la perspective de crédit d’Israël de " positive " à " stable ". Ce changement de perspective reflète selon l’agence " une détérioration de la gouvernance d’Israël, comme l’illustrent les événements récents autour de la proposition du gouvernement pour reformer le système judiciaire du pays ".

Maureen Décor, avec AFP

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