Un ancien responsable de la dictature au Soudan recherché pour crimes contre l’humanité a annoncé s’être enfui de prison en compagnie d’autres ex-collaborateurs dans ce pays en plein chaos, faisant craindre un nouvel embrasement au moment où un cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis reste fragile.

Ahmed Haroun était détenu à la prison de Kober, dans la capitale Khartoum, avec d’autres hauts responsables de l’ancien régime, en particulier Omar el-Béchir, dictateur déchu en 2019 et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour " crimes contre l’humanité " et " génocide " au Darfour.

Dans une allocution enregistrée à la télévision soudanaise mardi soir, M. Haroun, également recherché par la CPI, a affirmé que d’anciens responsables du régime de M. Béchir n’étaient plus en détention. " Nous sommes restés en détention à Kober pendant neuf jours (…) et nous avons désormais la responsabilité de notre protection " dans un autre lieu, a-t-il affirmé.

Le cessez-le-feu de 72 heures au Soudan entré en vigueur mardi est partiellement respecté. Les évacuations d’étrangers et de civils fuyant le pays se poursuivent mercredi.

Contrairement à ce que certains craignaient, l’ancien dictateur Omar el-Béchir ne s’est pas évadé. Il est " toujours dans un hôpital sous la garde de la police judiciaire ", a précisé l’armée mercredi.

Ce même jour, un premier avion de ressortissants français a atterri à l’aéroport de Roissy. Ils étaient quelque 245 évacués à revenir dans l’Hexagone.

Avec AFP

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