Derek Chauvin, le policier meurtrier de l’Afro-Américain George Floyd dont la mort avait provoqué un grand mouvement antiraciste aux États-Unis, a été poignardé et blessé dans une prison fédérale du sud-ouest du pays, a annoncé le New York Times vendredi soir.

Le 25 mai 2020, le policier blanc, alors agent chevronné de la police de Minneapolis (nord), était resté agenouillé pendant près de dix minutes sur le cou de George Floyd, âgé de 46 ans, indifférent aux interventions de passants choqués et aux râles du quadragénaire.

Derek Chauvin, 47 ans, " a été poignardé vendredi dans une prison fédérale à Tucson, en Arizona ", selon " deux personnes au fait de cette affaire ", écrit le New York Times.

" M. Chauvin a survécu à l’attaque ", ajoute le quotidien américain, citant l’une de ces personnes.

Les autorités pénitentiaires fédérales américaines ont transmis une déclaration à l’AFP confirmant une " agression ", sans toutefois préciser le nom de la victime.

Des employés de la prison " ont pris des mesures pour sauver la vie d’une personne incarcérée " et les services médicaux d’urgence " ont été sollicités ", déclarent les autorités pénitentiaires dans ce communiqué.

Le détenu a été transporté " vers un hôpital local pour y être soigné et examiné ", ajoutent-elles.

La mort de George Floyd avait déclenché d’immenses manifestations contre le racisme et les violences policières dans tous les États-Unis et au-delà.

Selon la scène filmée et mise en ligne, Derek Chauvin avait maintenu son genou sur le cou de George Floyd, même une fois le quadragénaire noir évanoui et son pouls devenu indétectable. Deux autres policiers avaient aidé à le maintenir au sol.

Il a été reconnu coupable de meurtre par la justice de l’État du Minnesota à l’issue d’un procès très médiatisé en 2021 et condamné à 22 ans et demi de détention.

La Cour suprême des États-Unis a rejeté la semaine dernière l’appel de Derek Chauvin contre cette condamnation.

L’ancien policier demandait l’annulation de la sentence, au motif que l’extrême médiatisation du dossier et le risque d’émeutes l’avaient privé d’un procès " équitable ".

Avec AFP