Elles sont de nouveau rendez-vous, mais pour l’or: après s’être affrontées en poules, les Etats-Unis et la Chine se retrouvent samedi à Sydney (09h00 libanaises) dans une finale attendue entre les deux équipes les plus impressionnantes du Mondial féminin de basket.

La passe de quatre dans le viseur

Les Américaines, candidates à une quatrième couronne mondiale de rang, série qu’elles n’ont jamais réalisée (l’URSS en a gagné cinq de suite entre 1959 et 1975), partent largement favorites.

Elles ont dynamité vendredi le Canada (84-43), auteur jusque-là d’un tournoi solide, quand les Chinoises ont remporté d’un souffle un bras de fer magnifique contre l’hôte australien (61-59) pour atteindre leur deuxième finale dans la compétition après celle de 1994, perdue (96-87) contre le Brésil, déjà à Sydney.

La Chine est visiblement à l’aise en Australie et elle pourra compter samedi sur le soutien des spectateurs du Superdome (12.000 spectateurs) pour tenter de réaliser l’exploit face à des Américaines qui restent sur 29 victoires de rang dans la compétition (dernier revers lors de la demi-finale 2006, contre la Russie). Elles ont dominé les Chinoises en poules (77-63).

Vendredi, l’importante diaspora chinoise vivant en Australie a plus que rivalisé avec les supporters des " Opals " pour jouer son rôle de sixième homme dans un match magnifique et à suspense, avec en point d’orgue ce final où l’Australienne Ezi Magbegor a manqué au buzzer le panier de la prolongation. " C’est comme si nous jouions à domicile, nos supporters nous ont donné beaucoup énergie ", a apprécié la sélectionneuse chinoise, Zheng Wei.

L’étreinte américaine

La coach chinoise a estimé que son équipe devrait parvenir à mieux se sortir de l’étreinte américaine qu’en poule pour avoir une chance de coiffer une première couronne mondiale samedi. " Elles nous avaient mis beaucoup de pression en défense. J’espère qu’on pourra mieux s’en sortir ", a-t-elle ainsi déclaré.

Les Canadiennes peuvent témoigner de l’étau américain, qui les a étouffées dès le début de match (27-7 à l’issue du premier quart-temps). " La défense est un des points forts de notre équipe ", a reconnu la sélectionneuse américaine Cheryl Reeve, qui avait notamment préparé un plan pour limiter l’influence de la meilleure marqueuse canadienne, Bridget Carleton (seulement 6 pts).

" Le plan ? Alyssa Thomas! Va sur elle, je lui ai lancé ", a expliqué Reeve avec le sourire. " Notre défense est énorme. Parfois on ne rentre pas de paniers mais on peut toujours compter sur notre défense. C’est ce qui vous fait gagner des titres. Nous sommes toutes focalisées quand il s’agit de défendre ", a souligné de son côté l’intérieure A’ja Wilson.

Deux tours contre une triplette Wilson, arrivée en cours de compétition après avoir remporté le titre WNBA avec les Las Vegas Aces, a poursuivi sa montée en puissance vendredi avec un double-double (15 pts, 12 rebonds), sans puiser dans ses réserves en vue de la finale.

Reeve a également ménagé ses deux autres principales armes offensives, la capitaine Breanna Stewart (17 pts à 4/5 à trois points) et Thomas (10 pts à 100% de réussite). Elles feront face samedi aux deux tours jumelles chinoises, Han Xu (2,05 m) et Li Yueru (2 m), qui jouent comme tout l’effectif dans le championnat chinois et se partagent le temps de jeu dans la raquette.

Face aux Australiennes, c’est Han qui a rayonné, avec un double-double (19 pts et 10 rebonds) plus cinq contres. La Chine devra compter en finale sur une nouvelle performance majuscule de ses pivots et une meilleure adresse (51% à 2 pts, 23% derrière l’arc), notamment avec le retour espéré de son arrière Li Meng, " fiévreuse " face aux Australiennes, selon la sélectionneuse.

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