Les Etats-Unis se disent opposés aux bombardements massifs de Beyrouth
Le Premier ministre sortant, Najib Mikati ©Al-Markazia

Les États-Unis se sont dits mardi "opposés" à la campagne de bombardements menée par Israël sur Beyrouth, et en ont fait part aux autorités israéliennes.

"Nous avons clairement fait savoir à Israël que nous nous opposons à la campagne de bombardements qu'il a lancée ces dernières semaines à Beyrouth", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, en soulignant que ces frappes avaient baissé en intensité ces derniers jours.

Dans la matinée, le Premier ministre sortant, Najib Mikati, avait annoncé avoir “obtenu des garanties américaines pour minimiser l'escalade israélienne à Beyrouth et dans sa banlieue sud”.

Il a aussi annoncé que son gouvernement compte soumettre une demande de cessez-le-feu auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, lors d’une interview accordée à la chaîne Al-Jazeera.

Cette demande sera associée d’un “engagement du Liban à la mise en œuvre intégrale des dispositions de la résolution 1701 de l’ONU et au déploiement de l’armée libanaise au Liban-Sud”, a-t-il avancé.

Et M. Mikati d’ajouter: “nous cherchons à obtenir l'approbation internationale avant de soumettre la question au Conseil de sécurité, d'autant que la plupart des pays sont favorables au Liban”.

Selon lui, des initiatives sont en cours au sein du Conseil de sécurité pour imposer un cessez-le-feu au Liban, consolider le rôle de l’armée et appliquer la résolution 1701, mais elles n'ont pas encore atteint le stade final.

“La 1701 est la solution, alors abrégeons la situation actuelle et passons à la mise en œuvre de cette résolution, a-t-il insisté, d'autant que l'armée est prête à renforcer sa présence dans le Sud jusqu'à 10.000 soldats, en coopération avec la Finul.”

Par ailleurs, il a recommandé de ne pas lier la 1701 à d'autres résolutions, comme la 1559.

“Il n'y a pas lieu d'en parler, car cela entraînerait des désaccords supplémentaires”, a-t-il ajouté.

Dans ce cadre, il a souligné l’importance de “mettre en œuvre le document d’entente nationale (accord de Taëf, NDLR), qui revient à imposer la souveraineté de l’État sur son territoire en l'absence d’armes autres que celles de la légitimité libanaise”.

Pour M. Mikati, la pleine application de la 1701 est “suffisante à cet effet”.

En conclusion, il a expliqué que “les mesures strictes prises à l'aéroport visent à écarter tout ce qui pourrait servir de prétexte à l'ennemi israélien” pour cibler cette structure. Il en va de même pour “les ports et les points de passage terrestres”.

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