Syrie \
©Twitter

L'armée israélienne a annoncé avoir mené mardi des frappes aériennes visant des sites militaires abritant des armes dans le sud de la Syrie, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) faisant pour sa part état d'"au moins deux morts" près de la capitale Damas.

"Au cours des dernières heures, l'armée israélienne a frappé des cibles militaires dans le sud de la Syrie, notamment des centres de commandement et plusieurs sites contenant des armes", a indiqué l'armée dans un communiqué, sans préciser les lieux exacts des frappes.

"La présence de forces et d'actifs militaires dans le sud de la Syrie constitue une menace pour les citoyens d'Israël", a-t-elle ajouté, annonçant qu'elle "continuera d'agir afin d'éliminer toute menace pour les citoyens de l'État d'Israël."

Selon l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni qui s'appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, une série de frappes aériennes israéliennes a ciblé deux sites militaires au sud de Damas mardi soir. Des correspondants de l'AFP ont rapporté avoir entendu de fortes explosions et des avions de guerre survolant la ville.

"Des avions israéliens ont effectué quatre frappes sur le quartier général d'une unité militaire au sud-ouest de Damas. Simultanément, une autre frappe israélienne a touché une position militaire dans la province de Deraa", a indiqué l'OSDH.

La frappe dans la province de Deraa a touché Tell al-Hara, une colline stratégique surplombant de vastes zones du Golan et du nord d'Israël, selon l'observatoire.

Les dernières frappes sont survenues après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que le sud de la Syrie devait être complètement démilitarisé.

M. Netanyahu a averti qu'Israël ne tolérera pas la présence des forces du nouveau gouvernement syrien dirigé par les islamistes près de son territoire.

"Nous n'autoriserons pas les forces de l'organisation HTS ou de la nouvelle armée syrienne à entrer dans la zone au sud de Damas", a-t-il dit, faisant référence au groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham qui a dirigé l'offensive ayant renversé le président Bachar al-Assad en décembre.

"Nous exigeons la démilitarisation complète du sud de la Syrie, y compris les provinces de Quneitra, Deraa et Suwayda", a-t-il déclaré.

Avec AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire