
Voici les principales réactions après l'annonce mercredi par le président américain Donald Trump de droits de douanes très lourds, notamment contre la Chine et l'Union européenne.
UE
Les nouveaux droits de douane sont "un coup dur" pour l'économie mondiale, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon elle, il n'est "pas trop tard" pour négocier mais les Européens travaillent à "un nouveau paquet de contre-mesures".
France
Le président Emmanuel Macron va réunir jeudi après-midi "les représentants des filières impactées par les mesures tarifaires annoncées par les États-Unis". La semaine dernière, il avait émis l'espoir que M. Trump puisse "revenir sur cette décision" qui n'était selon lui "pas une bonne idée économique", ni une "bonne idée géopolitique".
Allemagne
L'industrie chimique allemande, dont les États-Unis sont le premier marché d'exportation, a appelé mercredi l'UE à "garder la tête froide", soulignant qu'"une escalade ne ferait qu'aggraver les dégâts".
Royaume-Uni
Le Royaume-Uni veut conclure un accord avec les États-Unis pour "atténuer" l'impact des droits de douane et n'entend pas riposter immédiatement, a annoncé le ministre du Commerce, Jonathan Reynolds, appelant à "rester calme".
Pologne
"L'amitié signifie partenariat. Le partenariat signifie des tarifs véritablement et réellement réciproques", a écrit le Premier ministre polonais Donald Tusk sur X, estimant que "des décisions adéquates sont nécessaires".
Danemark
"Le commerce mondialisé a profité à tous (...) Je ne comprends pas que les États-Unis veuillent déclencher une guerre commerciale contre l'Europe. Personne n'est gagnant, tout le monde est perdant", a déclaré Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères, assurant que "l'Europe restera unie. L'Europe donnera des réponses solides et proportionnées".
Irlande
Le Premier ministre Micheal Martin a dit "profondément regretter" les droits de douane imposés à l'UE et appelé les 27 à réagir de façon "proportionnée".
Italie
"L'introduction par les États-Unis de droits de douane à l'égard de l'UE est une mesure que je considère comme mauvaise", a déclaré la Première ministre Giorgia Meloni, qui veut "parvenir à un accord avec les États-Unis, afin d'éviter une guerre commerciale qui affaiblirait inévitablement l'Occident au profit d'autres acteurs mondiaux".
Suisse
"Les intérêts économiques à long terme du pays constituent la priorité", a souligné la présidente Karin Keller-Sutter, dont le pays est frappé de droits de 31%. "Le respect du droit international et le libre-échange sont fondamentaux", a-t-elle ajouté, précisant que Berne allait "définir rapidement la suite".
ASIE - PACIFIQUE
Chine
La Chine a appelé Washington à "annuler immédiatement" la hausse des droits de douanes qui met "en péril le développement économique mondial", a déclaré le ministère du Commerce. Pékin envisage des "contremesures pour préserver ses droits et intérêts", a-t-il prévenu, soulignant qu'"il n'y a pas de vainqueur dans une guerre commerciale".
Corée du Sud
La "guerre tarifaire mondiale est devenue une réalité", a déploré le président par intérim Han Duck-soo, qui s'est engagé à "utiliser toutes les ressources du gouvernement pour surmonter la crise commerciale".
Japon
Les mesures tarifaires prises par les États-Unis sont "extrêmement regrettables", a indiqué le ministre du Commerce et de l'Industrie Yoji Muto, précisant avoir "vivement exhorté Washington à ne pas les appliquer au Japon".
Thaïlande
La Thaïlande dispose d'un "plan solide" pour répondre aux droits de douane de 36% la visant et espère pouvoir négocier une réduction de ceux-ci, a affirmé jeudi la Première ministre Paetongtarn Shinawatra.
Australie
"Ces droits de douane ne sont pas inattendus, mais soyons clairs: ils sont totalement injustifiés", a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese, déplorant un "geste qui n'est pas celui d'un ami" et craignant une détérioration des relations entre les deux pays.
AMÉRIQUES
Canada
"Nous allons combattre ces droits de douanes avec des contre-mesures", a annoncé le Premier ministre Mark Carney, selon qui les nouveaux droits de douane vont "fondamentalement changer" le commerce international.
Brésil
Le Parlement a adopté à l'unanimité une "loi de la réciprocité" donnant au gouvernement des moyens pour répliquer aux barrières commerciales à ses exportations.
Colombie
"Le gouvernement américain croit qu'en augmentant les droits de douane sur ses importations de manière générale, il peut augmenter la production, la richesse et l'emploi. A mon avis, cela risque de s'avérer être une grande erreur", a estimé le président Gustavo Petro.
Avec AFP
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