
Emmanuel Macron se rendra mardi, lors de sa visite en Égypte, dans la ville d'al-Arich, à 50 km de la bande de Gaza, pour rencontrer des acteurs humanitaires et sécuritaires afin de "marquer sa mobilisation constante en faveur d'un cessez-le-feu", a annoncé jeudi l'Élysée.
Dans ce port qui sert de base arrière pour l'aide destinée à passer par le point de Rafah entre l'Égypte et Gaza, le président français va rencontrer des personnels d'ONG françaises, des Nations unies, du Croissant-Rouge égyptien, mais aussi probablement des "bénéficiaires" palestiniens de l'action humanitaire, a-t-on détaillé de même source. Il va également s'entretenir avec des gendarmes français de la mission EUBAM censée être déployée à Rafah.
Emmanuel Macron est attendu dimanche soir au Caire et aura lundi matin un entretien avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ensuite élargi à plusieurs ministres. Côté français, Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), Sébastien Lecornu (Armées), Éric Lombard (Économie), Catherine Vautrin (Santé), Philippe Baptiste (Recherche) et Philippe Tabarot (Transports) accompagneront le chef de l'État français.
Plusieurs accords économiques doivent être signés dans les transports, la santé ou les énergies renouvelables, ainsi que des accords entre universités des deux pays. Le président français aura aussi droit à une visite privée du Grand musée égyptien avant son inauguration prévue en juillet.
Mardi, il se rendra donc à al-Arich, dans le nord de la péninsule du Sinaï, sur la Méditerranée, "avec un focus sur les questions alimentaires dans la bande de Gaza", a précisé son entourage à la presse. Un nouveau protocole d'accord sera signé en matière sanitaire avec l'Égypte, impliquée pour le traitement des Palestiniens évacués de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à la suite de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.
La rupture de la trêve a stoppé l'acheminement de l'aide via le passage de Rafah.
Emmanuel Macron a affirmé dès le 19 mars que la reprise des frappes et opérations militaires israéliennes à Gaza, après un début de cessez-le-feu, était "un retour en arrière dramatique".
L'Égypte étant un médiateur entre Israël et le Hamas, il va évoquer avec son homologue égyptien "l'urgence" d'une reprise du cessez-le-feu pour que les Gazaouis ne soient plus "soumis à la catastrophe humanitaire dans laquelle ils se trouvent et aux frappes israéliennes qui menacent leur sécurité", et pour permettre la libération des otages encore retenus par le mouvement islamiste, a expliqué l'Élysée.
Il va aussi évoquer le plan arabe pour la reconstruction de Gaza, que Paris soutient, mais qu'il faut selon les autorités françaises "encore renforcer" notamment sur "la sécurité" et la "gouvernance" de l'enclave palestinienne.
Emmanuel Macron coprésidera en juin aux Nations unies avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane une conférence sur la solution à deux États, israélien et palestinien, à laquelle la France souhaite "associer" l'Égypte, a encore dit l'entourage du chef de l'État.
Avec AFP
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